Canidé mord à pleines dents dans le travail en profondeur

SANTÉ MENTALE. L’agence de communication et de relations publiques montréalaise Canidé est une si grande adepte du travail en profondeur que depuis le début de 2025, tous les employés y consacrent une journée entière par semaine.

Cela fait plus de deux ans que la PME a redonné ses lettres de noblesse au temps de concentration des membres de son équipe. L’épiphanie est survenue en 2023, alors qu’elle tentait de faire des gains de productivité pour passer à une semaine de 32 heures, indique Laurence Delwaide, sa cheffe de la stratégie. « On s’est donc naturellement tourné vers le travail en profondeur », dit-elle.

L’équipe de direction de Canidé a dû déconstruire certains mythes à propos du fonctionnement du cerveau humain. La capacité à accomplir plusieurs choses simultanément en est un. En réalité, résume la leader, l’employé ne fait que rapidement sauter d’un dossier à l’autre, ce qui l’épuise à la longue.

« Cette croyance est très répandue chez les travailleurs de la communication ou dans les entreprises qui font du service à la clientèle. Chez les chargés de projet, par exemple, faire plusieurs tâches à la fois est bien vu », rapporte Laurence Delwaide, qui enseigne à la maîtrise en communication stratégique à l’Université de Sherbrooke.

La PME n’a pas eu de difficulté à défaire ces a priori sur le fonctionnement du cerveau humain auprès des membres de son équipe, ceux-ci étant réceptifs à l’adoption de nouveaux comportements pour préserver leur santé mentale. 

Canidé - Travail en profondeur
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