Les communautés de wellness courues par les marques
À 6h30 du matin, pendant qu’une partie de Montréal snooze encore son deuxième réveil, une vingtaine de personnes ont déjà traversé leur quartier en courant, accoutrées de leurs plus beaux outfits de course. À l’arrivée : cafés glacés, discussions improvisées, selfies post-run. Fut un temps où pratiquer un sport relevait surtout de l’entraînement personnel. Aujourd’hui, le wellness ressemble de plus en plus à une activité sociale. On rejoint un gym non seulement pour se (re)mettre en forme, mais aussi pour intégrer une communauté, adopter une esthétique, parfois même afficher une identité. Clubs de course, groupes de vélo, studios de Pilates, communautés de plein air et ligues de balle molle récréatives sont devenus bien plus que des lieux où l’on transpire. Ils remplissent progressivement une fonction autrefois assumée par les buvettes, les bureaux et certains espaces publics : celle de nous rassembler. Et les marques observent ce phénomène avec attention.
Le retour du « vrai monde »
Adepte de course à pied et conseillère principale, experte sport et communauté chez Canidé Sports, Camille Asselin observe que l’explosion des communautés sportives est intimement liée aux transformations sociales des dernières années : pandémie, télétravail, fatigue numérique, recul des rencontres spontanées. « On ne se rencontre plus de façon impromptue au bureau comme avant. On garde le besoin de se regrouper, mais il faut maintenant créer ces occasions-là ailleurs », lance-t-elle.
Camille Asselin, conseillère principale en relations publiques, experte sport et communauté

